M  E  D  A  I  L  L  E  S
Emises par l'Office des Médailles et Monnaies d'Israël

Commémoration du 800ème anniversaire de la mort de Maïmonide.

Bronze 70mm 25 € port = 8 € Code article = MDM01 Commander
Or 14 carats; 30.5mm, 17g 336€ port = 8 € Code article = MDR02 Commander

Important : les frais de port ne sont dus qu'une seule fois,
quel que soit le nombre de médailles commandées.

Specimen de la médaille en or

Biographie de Maïmonide
Pascal Themanlys
Extrait de GRANDS D'ISRAEL, Editions Rieder, 1938

Moshé ben Maïmon ben Joseph, dit RaMbaM, est né à Cordoue le 30 mars 1138 et a rejoint les "hayyé olam ha-ba" (la vie future) le 13 décembre 1204.
A Cordoue, Moïse Maïmonide (1139-1204) étudia le Talmud et les sciences auprès de son père. A vingt-trois ans, il commença un commentaire de la Mischna, Le Luminaire, conçu d'après un plan méthodique nouveau en matière de Talmud. Mais l'Espagne musulmane était devenue fanatique et la situation des juifs y était intolérable.(...) Le rabbin Maïmon et des siens s'installèrent d'abord à Fez, où Maïmon s'employa à réveiller l'élan spirituel de la communauté malheureuse et découragée. Cinq ans après, ils se rendirent en Palestine. Ils parcoururent toutes les villes consacrées et visitèrent les communautés disséminées. Ils s'installèrent définitivement en Egypte. C'est là que Moïse, fils de Maïmon, universellement connu sous le nom de Maïmonide, put achever Le Luminaire, qu'il avait patiemment continué malgré tous les voyages, et sans document, se fiant à sa prodigieuse connaissance talmudique de mémoire. On a tiré de cet ouvrage les Treize Articles de foi. Maïmonide avait résumé là ce qui lui paraissait l'essentiel de la doctrine juive. On en fit depuis une sorte de credo, quoique le judaïsme ait toujours manifesté un esprit de libre recherche et de non-dogmatisme, parce qu'il enseigne l'immensité de la Thora, dont aucune compréhension nécessairement limitée ne doit endiguer les eaux, porteuses des innombrables sens.
En s'établissant à Fostat, Moïse Maïmonide (...) dut, pour vivre, exercer la médecine Sa réputation devint en peu d'années telle que le Vizir de Saladin le choisit comme médecin de la cour. On dit que Richard-Cœur de Lion lui écrivit, désirant se l'attacher, mais qu'il refusa de s'expatrier.
Le labeur de Maïmonide est dès lors intense.
Il préside sans rémunération le Collège Rabbinique et s'occupe ardemment des communautés juives d'Egypte dont il est bientôt nommé chef, Naguid. Cependant, ses activités médicales le passionnent. Le soin de la santé et la meilleure hygiène pour l'épanouissement du corps ont toujours été considérés comme une obligation morale dans le judaïsme. Aussi beaucoup de rabbins étudiaient-ils la médecine et beaucoup parmi eux se vouaient-ils à la profession médicale. Avec quelle conscience ils l'exerçaient, c'est ce qu'atteste l'admirable Prière, composée par Maimonide, à l'usage du médecin qui va visiter le malade.
Et Maimonide met lui-même en pratique le dévouement le plus pur. Il ne refuse jamais son secours, il conseille physiquement et moralement et il écrit sans relâche des œuvres qui nourriront Israël.
Ce sera bientôt le second de ses grands ouvrages, le seul écrit en hébreu, le Mishné Torah : un code religieux ordonné, clair et méthodique. Il s'achève par la vision des temps messianiques. (...)
Dans le Moré Nébokhim, le célèbre Guide des Egarés, achevé vers 1190, le philosophe démontrait comme Saadia et Ibn Ezra, que la vérité révélée par Dieu à Israël, est conforme à la raison. "L'Ecriture, dit-il, est comme un puits caché à une grande profondeur. Et ce n'est que par l'interprétation des allégories, et d'une allégorie par l'autre, que l'on noue, en quelque sorte, les cordes qui servent à y puiser." (...) Grand admirateur d'Aristote, comme beaucoup de penseurs juifs, Maimonide voulut prouver l'union de la Philosophie et de la Tradition. On a dit de l'auteur du Guide des Egarés : "Ce qui appartient à la religion, il l'a traité religieusement ; à la philosophie, philosophiquement, à Dieu, divinement."
L'œuvre immense de Maïmonide eut des conséquences universelles. (...) Son intégrité dédaigneuse des honneurs qui venaient à lui, sa haute valeur morale. faisaient de lui une aide pour tous. Les Juifs du Yemen étant très malheureux et troublés dans leurs convictions, s'étaient adressés lui pour qu'il les conseillât doctrinalement. La lettre qu'il leur avait écrite, demeurée célèbre, soutint leur courage et leur foi.
(...) La disparition de celui qu'on appelait alors la Lumière de l'Exil, fut pleurée sur toute la terre, et en Egypte par les Musulmans comme par les Juifs. La tombe de Maïmonide fut dressée à Tibériade. (...)

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